
Franck Pozzo vous propose de voler en biplace parapente. Découvrir le Trièves par les airs. Des moments inoubliables dans un cadre grandiose.
Ecole de parapente – Pozzo Franck
Prébois
Fermez les yeux, inspirez profondément… Le Trièves, territoire de contrastes et d’horizons ouverts, se révèle à qui veut ressentir la caresse du vent et la liberté qu’offre l’air pur venu des sommets. Ici, au pied du Vercors, les paysages se découvrent à ciel ouvert, propices à une immersion sensorielle et à des expériences inoubliables en pleine nature. Prenez l’air, envolez-vous !
Pour vivre pleinement la magie de l’air, rien de tel que de s’élancer au-dessus des vallées et des crêtes. Direction Gresse en Vercors pour un baptême de parapente en bi-place !
Après une montée sur l’alpage du Serpaton, on écoute attentivement notre moniteur qui nous explique les derniers gestes techniques, comment la voile se gonfle, ce qu’il faut faire au décollage… Derrière nous, l’alpage et ses vaches placides. Devant nous, au bout du pré, la falaise, le vent, le vide… Le frisson ! Est-ce qu’on verra des gypaètes ?
Après une course courte comme un battement de coeur, c’est le saut, un instant d’apesanteur, et ça y est, on vole ! Direction la crête du Baconnet et le lointain Mont Aiguille. Sous le soleil radieux et dans la fraîcheur piquante des courants ascendants, Jacky manie sa voile avec dextérité. Il nous montre les Hauts Plateaux du Vercors comme seuls le voient les oiseaux. Au Nord, la chaine de Belledonne et Grenoble, toute petite. Et à l’Est, on aperçoit l’éclat turquoise du lac de Monteynard, les Ecrins, l’Obiou…
A peine le temps de savourer l’ivresse des sommets, qu’on retrouve le plancher des vaches. Enfin, celles-ci sont restées dans l’alpage, mais nous, en bas, on a toujours la tête au dessus des nuages. On n’a pas vu de gypaète, mais on n’a déjà qu’une envie : recommencer !
Où faire du parapente dans le Trièves ?
Pour une approche aérienne à hauteur d’arbre, direction le sentier suspendu de l’Odyssée Verte à Gresse-en-Vercors. Ce parcours paisible et sécurisé, perché de 2 à 10 mètres de hauteur, invite à découvrir la forêt différemment : explorer la canopée, s’émerveiller des jeux de lumière et participer à une promenade sensorielle où l’air, chargé d’essences sylvestres, enveloppe les pas des petits et des grands.
Le gypaète barbu, parlons-en !
Ce maître de l’air emblématique du Vercors est le sujet d’un podcast d‘Inspiration Vercors dédié aux éléments.
Laissez-vous porter par les ailes du Vercors et l’histoire de ce rapace majestueux, contée par Louise et Olivier. 🦅✨
1965 – 2025. Il y a 60 ans, l’inauguration du Téléski du Blavet marquait la naissance de la station de ski de Gresse en Vercors. Le plus haut village du Vercors n’a pas cessé depuis de se développer depuis, tout en conservant ses valeurs d’accueil et de préservation. Une véritable histoire de passion, d’innovation et de convivialité en montagne, célébrée par de nombreux événements et animations tout au long de l’année 2025.
La naissance de la station de Gresse-en-Vercors est le fruit d’une longue tradition d’accueil et de dynamisme local. Dès 1907, la commune se mobilise pour attirer les visiteurs et valoriser ses paysages : le Conseil Municipal investit dans l’embellissement du village, et le Comité locald’initiative ainsi créé trace la voie du tourisme dans la haute vallée de la Gresse.
C’est dans les années 20 et 30 que le ski devient très populaire dans le Trièves, notamment à Gresse, où les compétitions et les nouvelles pratiques de glisse fédèrent habitants et vacanciers. Après la Seconde Guerre mondiale, la montagne reste un lieu de ressourcement et de partage,malgré les défis démographiques de l’exode rural.
Le renouveau s’enclenche à partir de 1947, porté par les équipes municipales et l’essor de nouveaux équipements : le téléski de Bramfam en 1948, puis, après des années de travail collectif, la création en 1965 de la société « Gresse Équipements Touristiques » et l’ouverture du téléski du Blavet le 25 décembre 1965, actant la naissance de la station de Gresse-en-Vercors.
Pour approfondir l’histoire locale et du territoire, découvrez la page dédiée à l’histoire du Trièves.
Durant l’hiver 2025/2026, la station proposera un programme riche pour célébrer ses 60 ans, avec des temps forts notamment pendant les vacances de Noël.
Ouverture hivernale : du 20 décembre 2025 au 8 mars 2026 (pré-ouverture sur deux week-ends si l’enneigement est suffisant). Les forfaits de ski sont d’ores et déjà en vente.
Lors des vacances de Noël, des animations quotidiennes rythmeront la station : expositions, conférences, jeux, feux d’artifice, concerts, soirées festives et journées commémoratives.
Temps forts des célébrations :
Tout au long de l’année, des conférences historiques, des événements sportifs et culturels permettront de revivre les moments clés de l’aventure Gressoise, avec la participation des créateurs de la station, des habitants et des visiteurs.
Pour les détails du programme et les actualités, consultez la section Temps forts / Evénements de l’Agenda du site.
Gresse-en-Vercors est une station quatre saisons, authentique et familiale, idéale pour tous niveaux de pratique en ski et activités de pleine nature. Elle est située à 1200 mètres d’altitude au pied du Grand Veymont.
Elle propose l’hiver :
Pour en savoir plus consultez la page sur les activités d’hiver à Gresse en Vercors
Gresse-en-Vercors est aussi une destination de pleine nature qui offre une vaste palette d’activités estivales pour tous les publics. Dès le printemps et tout l’été, le village accueille les amateurs de randonnée avec des dizaines de sentiers balisés adaptés à tous les niveaux : entre les parcours panoramiques vers le Grand Veymont, les balades familiales au Col de l’Allimas ou le fameux sentier du Balcon Est, on profite de vues époustouflantes sur le Mont-Aiguille et les falaises du Vercors des Hauts Plateaux.
Les randonnées autour de Gresse
Les amoureux d’adrénaline pourront s’initier au canyoning, à l’escalade, au VTT, ou encore au tir à l’arc ou au disc golf. Gresse-en-Vercors est un site réputé pour le parapente, avec plusieurs aires de décollage (dont l’alpage du Serpaton) permettant de contempler le Trièves et le Vercors vus du ciel. Les familles apprécieront l’Odyssée Verte, parcours suspendu dans la forêt pour découvrir l’écosystème local, ainsi que les animations estivales et les activités encadrées pour enfants.
Retrouvez toutes les activités nature à Gresse en Vercors dans nos pages dédiées !
Profitez d’un séjour à Gresse-en-Vercors et dans le Trièves pour savourer la gastronomie locale et vous détendre. La région abrite des hébergements typiques, des restaurants authentiques… Pour planifier votre séjour gourmand et réserver votre hébergement, visitez la rubrique «Restaurants et produits du terroir » et la page « Hébergements à Gresse en Vercors ».
Les 60 ans de la station de Gresse-en-Vercors sont l’occasion unique de (re)découvrir un territoire chaleureux, fort de son héritage et animé par le plaisir du partage et la beauté des montagnes. Les festivités 2025/2026 sont ouvertes à tous, l’invitation est lancée : rejoignez la fête !
Eloïse et Jules sont deux « chasseurs » bien particuliers : chez eux, pas d’armes ni de chiens de chasse, mais un bon appareil photo, une tenue de camouflage et une patience à toute épreuve ! Ils passent parfois des heures à l’affût des animaux du Vercors, de la discrète mésange huppée au majestueux gypaète barbu. De leurs expéditions il rapportent de magiques instants suspendus, et de très jolis clichés d’animaux qu’ils partagent avec nous (voir le Focus sur la faune du Vercors, plus bas dans cette page).
Eloïse Arioli : « Je suis photographe animalière amatrice depuis un an et demi. J’habite à Gresse en Vercors et depuis toute petite je passe beaucoup de temps en montagne avec ma famille. Au fil des années, les sentiers du Vercors sont devenus comme une deuxième maison pour moi.
Je suis « tombée » dans la photographie un peu par hasard. J’ai commencé par prendre des photos avec mon téléphone puis j’ai finalement acheté un appareil photo au début de l’année 2023. Aujourd’hui j’utilise le Nikon D7100 avec l’objectif Nikkor 200-500mm pour photographier la faune de nos montagnes.
Depuis toujours, ce sont les rencontres avec les animaux qui me marquent le plus pendant mes randonnées. La photographie animalière me permet d’immortaliser et de garder une trace de chacune de ces rencontres au sommet. C’est aussi une façon de montrer aux gens la richesse de la faune sauvage qui nous entoure.
Jules Mermillon : « J’habite aussi dans le village de Gresse en Vercors, entre Vercors et Trièves, un lieu idéal pour photographier la faune et la flore sauvage. Depuis mon plus jeune âge (5 ans), je pratique la randonnée pédestre, plus spécialement en montagne !
Mais ce n’est qu’à partir de l’été dernier que j’ai commencé à m’intéresser à la photographie et plus précisément la photographie animalière avec la faune montagnarde (bouquetin, marmotte, vautour fauve, lagopède Alpin, Gypaète Barbu). Avant de commencer dans ce domaine, j’étais assez curieux de la nature qui m’environnait et à la moindre occasion, je vadrouillais en montagne pour observer la faune et prendre un bol d’air frais et pur. L’été 2023 a été un déclic pour moi pour la photographie. J’ai tout de suite pris du plaisir à pratiquer cette passion, chaque temps de pause que j’avais y était consacré. Dans le Vercors où j’habite, la faune montagnarde m’a particulièrement intrigué notamment le bouquetin des Alpes qu’on retrouve en grand nombre. J’admire son aisance dans ces terrains difficiles. Les autres animaux présent sur les lieux sont tout aussi intéressants. Je suis intrigué par leur mode de vie face aux conditions extrêmes de la montagne ou bien la vie dans des endroits sauvages !
Jules Mermillon en plein shooting photo.
Eloïse Arioli, bien camouflée pour l’affût !
Eloïse : « Quand je pars faire des photos c’est généralement avec un sac assez lourd. Pour croiser certaines espèces, il faut parfois partir de nuit pour être sur place quand le soleil se lève. En photographie animalière il est indispensable de prendre certaines précautions pour ne pas déranger les animaux, surtout quand il s’agit d’espèces assez vulnérables. Personnellement j’utilise une tenue de camouflage pour essayer d’être la plus discrète possible et j’essaye d’être vraiment silencieuse. Quand un animal me repère et fuit, ou simplement quand il s’éloigne, je ne cherche pas à le suivre pour obtenir à tout prix la photo que j’ai en tête. Il faut savoir accepter de renter sans le moindre cliché même si c’est toujours un peu frustrant. Pour moi la tranquillité de la faune reste le plus important. »
Jules : « Lors de mes sorties photos, dans ma liste d’affaires avec moi, je ne pars jamais sans mes jumelles pour remarquer au loin un chamois, une marmotte ou un rapace me survolant, ensuite bien évidemment mon appareil photo avec mon objectif le plus grand pour la photographie animalière et d’autres objectifs pour les paysages et la flore…. je prévois plusieurs cartes mémoire car généralement le nombre de photos suffit à remplir 2 cartes lors de mes randonnées ! Récemment j’ai fait l’achat de vêtements pour faire des affûts que j’ai hâte de tester et bien sûr des vêtements pas trop colorés pour éviter de me faire repérer dans les lieux où je me promène. Pour ne pas effrayer la faune, j’essaie au maximum d’avoir le pas le plus discret possible et une marche assez lente. »
Eloïse : « En montagne, chaque moment est unique et incroyable mais certaines rencontres restent plus marquantes que d’autres. Je pense qu’un des plus beaux moments que j’ai pu vivre en tant que photographe est une des mes rencontres avec les biches. C’était une soirée pluvieuse et j’étais allongée dans l’herbe quand des biches sont sorties du bois. Intriguées par le bruit du déclenchement de l’appareil photo, elles se sont approchées avant de sentir mon odeur et de s’éloigner. Ce qui a rendu ce moment vraiment incroyable c’est la curiosité de ces animaux qui s’approchaient en tendant le cou.
Être photographe animalière c’est croiser de nombreuses espèces mais aussi pas mal de monde. Quand je croise des gens sur les sentiers je vois bien que leur regard va automatiquement sur l’appareil photo et on me pose souvent des questions. On m’a déjà demandé plusieurs fois si j’étais militaire par rapport à ma tenue de camouflage. Ça m’amuse de voir le regard intrigué des gens et d’entendre leurs questions auxquelles je réponds toujours avec plaisir. »
Jules : « Cette passion me procure des sensations que je ne pourrais retrouver dans aucune autre activité ! Un jour de brouillard, dans la forêt, j’ai aperçu un renard qui ne m’avais pas remarqué. J’ai pu l’observer de nombreuses minutes durant lesquelles lui était couché dans l’herbe et j’ai trouvé ce moment adorable ! Un autre moment que j’adore particulièrement, c’est celui où tu es sur les crêtes du Vercors et que tu as en face de toi une harde de 60 bouquetins qui sont à peine à 10 mètres de distance. Ce moment est un mélange entre bonheur et angoisse, et j’adore également ces émotions dans la photographie.
Des anecdotes, que dire… Si ce n’est rencontrer par hasard sur le plus haut sommet du Vercors le Lagopède Alpin dont j’ai toujours rêvé ! Le voir à 5 mètres de moi était un moment très émouvant ! Après forcément, il y a des anecdotes un peu moins marrantes, par exemple quand tu oublies la carte SD sur ton ordinateur, et que tu fais une rencontre incroyable sans pouvoir l’immortaliser. Mais les yeux sont amplement suffisants dans ces moments là, et je ne suis pas prêt d’arrêter mon chemin vers cette activité passionnante. »
Grâce à Jules Mermillon et Eloïse Arioli, voici un florilège (non exhaustif) de la faune du Vercors, que vous pourrez croiser dans le Trièves ! Vous pouvez retrouver les photos des deux photographes animaliers sur instagram : jules_wildpics et eloise_wildpics
Petit nom : Capra Ibex
Le bouquetin est un herbivore vivant dans les zones rocheuses du massif alpin. On le reconnait grâce à ses grandes cornes courbées en arrière qui peuvent atteindre un mètre de longueur. C’est un grimpeur très agile qui vit en groupe une grande partie de l’année.
Cette espèce est protégée et a été réintroduite après avoir failli disparaitre au 19eme siècle, décimée par les chasseurs et les braconniers.
L’étagne est un bouquetin femelle. Plus petite que ce dernier elle porte des cornes qui dépassent rarement les 30 cm. Elle met bas en juin, et son petit est rapidement capable de la suivre dans les falaises escarpées. Les cabris restent avec leur mère durant 2 ans environ.
Petit nom : Lophophanes cristatus
La mésange huppée est un petit oiseau d’une dizaine de centimètres que l’on retrouve partout en France.
Elle vit dans les forêts de conifères mais on peut aussi la retrouver dans des parcs urbains. Elle est reconnaissable par sa huppe mouchetée de blanc et de noir. Elle se nourrit principalement d’insectes mais aussi des graines des conifères.
En France cette mésange est protégée.
Petit nom : Rupicapra rupicapra
Le chamois est un herbivore présent dans les zones montagneuses de France. C’est un animal très agile qui grimpe facilement sur les parois abruptes. Il vit en hardes, généralement composées d’une femelle dominante, de ses jeunes et de quelques mâles.
Le chamois est reconnaissable par sa tête blanche ornée d’un masque noir. Il porte des cornes recourbées vers l’arrières d’une vingtaine de cm et assez fines. Sa fourrure est dense et change de couleur selon les saisons : claire en été pour se camoufler dans les rochers, plus sombre et épaisse en hiver pour se protéger du froid.
Le chamois est un animal fascinant, parfaitement adapté à la vie en montagne. Son agilité, sa robustesse et sa beauté en font une espèce emblématique des Alpes.
C’est une espèce chassable en France.
Petit nom : Phoenicurus ochruros
Le rougequeue noir est un petit oiseau d’une quinzaine de cm que l’on retrouve partout en France. Il affectionne principalement les zones rocheuses de montagne mais on le retrouve aussi en plaine et dans les grands centres urbains.
Il est reconnaissable par sa queue rousse et se nourrit principalement d’insectes. Cet oiseau migrateur est présent sur le territoire français de mars à octobre.
Cette espèce est protégée.
Petit nom : Gyps Fulvus
Le vautour fauve est un rapace de grande taille dont l’envergure dépasse souvent les 2 mètres. Un duvet blanc recouvre la tête des adultes, ce qui permet de les reconnaitre assez facilement. Le vautour fauve se nourrit essentiellement de charognes d’animaux. Cela lui donne un rôle très important car il limite ainsi le risque de propagation des maladies causé par les cadavres.
Cet oiseau vit dans les zones montagneuses à proximité de grandes falaises. En France, l’espèce est protégée et a été réintroduite dans certaines régions, comme dans le massif du Vercors à partir de 1999. On compte aujourd’hui plus de 3000 couples de vautours fauves dans tout le pays.
Petit nom : Lagopus muta
Le lagopède alpin vit entre 2000 et 2800m d’altitude.
Il a la particularité de changer de plumage au cours de l’année. Il présente une couleur brune voir grisâtre en été et devient blanc quand les jours se raccourcissent.
On le retrouve dans les zones rocheuses de haute montagne.
Cet oiseau est classé « quasi menacé » sur la liste rouge des espèces menacées en France.
Petit nom : Gypaetus barbatus
Le gypaète barbu est un rapace dont l’envergure dépasse les 2 mètres.
Des plumes noires lui forment comme une barbe et son corps présente une couleur orangée.
Cet oiseau vit dans les zones au relief abrupt et se nourrit des os des carcasses.
Cette espèce est menacée et protégée. Elle est classée « en danger » sur la liste rouge des espèces menacées en France.
Il y a moins de 100 couples de gypaètes barbus sur le territoire français.
Rémy Patouillard est passionné d’astronomie, et membre de l’association Astrièves à Gresse en Vercors. Depuis son jardin, il prend de magnifiques clichés d’un ciel à la clarté exceptionnelle, labellisé Réserve Internationale de Ciel Etoilé en 2023. Portrait.
Dans son jardin, à Gresse en Vercors, Rémy a construit un véritable observatoire : une petite coupole personnelle, qui lui permet de se plonger dans un univers nocturne de silence et d’émerveillement. Il le décrit littéralement… avec des étoiles dans les yeux !
“Pour moi, c’est la tranquillité, le fait de découvrir un monde silencieux et parfaitement coordonné qui fonctionne tranquillement. A l’observer, on n’est pas loin de la béatitude. De chez moi, dans ma petite coupole, je peux voir la levée des astres au Sud Est, qui passent ensuite au-dessus du Grand Veymont et s’abîment à l’Ouest. Je ne regrette jamais d’y avoir passé des nuits blanches quand je vois les résultats en photo!”
Rémy se promène dans le ciel comme un chercheur de trésors : “quand on connaît bien son ciel, on suit un chemin d’étoiles pas à pas, pour arriver à une nébuleuse, et l’instant de la découverte, c’est magique !”
Ci-contre, des clichés pris depuis l’observatoire de Rémy Patouillard : la comète Néowise, la nébuleuse d’Orion, la galaxie d’Andromède, Saturne et ses anneaux.
Rémy Patouillard est trésorier de l’association Astrièves, qui propose des animations autour de l’observation du ciel et des étoiles à Gresse en Vercors. Une passion qui regroupe une multitude de spécialités : mathématiques, optique, physique… et demande une bonne dose de patience et de méticulosité !
Créée en 2008 par un groupe de passionnés toujours actifs, l’association Astrièves a beaucoup œuvré aux côtés du Parc du Vercors, qui a initié la candidature pour obtenir le label RICE (Réserve internationale de Ciel Etoilé). Rémy évoque avec amusement l’historique de ce projet de longue haleine, initié en 2018 et qui a vu son aboutissement récemment : “Nous nous sommes mis en relation avec DarkSkylab*, un bureau d’études à Toulouse qui mesure la clarté du ciel. Quand ils ont reçu les premiers résultats, ils nous ont rappelés en disant : « Il doit y avoir une erreur, votre ciel est trop pur ! » Ils n’y croyaient pas, ils pensaient que les mesures étaient erronées ou les appareils défectueux ! Mais pour nous, ce n’était pas une surprise : nous savions déjà que nous avons un ciel magnifique. Et depuis, de nombreux rapports scientifiques sortent régulièrement, qui confirment que la clarté du ciel à Gresse est exceptionnelle.”
Il faut dire que beaucoup d’efforts ont été faits pour cela dans le Trièves. Depuis deux ans, la commune de Gresse-en Vercors tout comme d’autres communes a franchi le pas d’éteindre l’éclairage public nocturne de 23h à 5h du matin. Il a été diminué en puissance. Cela a permis deux choses, d’une part de préserver la biodiversité et d’autre part, en éclairant la route au lieu du ciel on gagne en visibilité. “Et cela se voit réellement sur les enregistrements : aujourd’hui, on peut observer 6 fois plus d’étoiles qu’avant !”
*DarkSkyLab est un bureau d’études qui développe et met en œuvre des solutions pour mesurer, analyser, modéliser et cartographier la pollution lumineuse.
Ce qui plaît le plus à notre astronome, c’est la transmission : “En France, le public a beaucoup de lacunes dans la connaissance des astres, qui n’est pas enseignée. Ce qui est vraiment émouvant pour nous, c’est l’émerveillement des gens quand on leur explique simplement et qu’ils découvrent des choses dont ils n’avaient pas connaissance.«
Au début les gens demandent à voir la lune, mais en fait, pour nous c’est une bête noire ! Elle efface le ciel profond par sa luminosité. Nous préférons faire découvrir les nébuleuses, les galaxies lointaines et les comètes ! Grâce aux lasers, on peut aujourd’hui dessiner les contours des constellations. Quand les enfants voient les anneaux de Saturne dans un télescope, ils ont l’impression de voir un film de science fiction, et ils sont épatés quand on leur explique que ce n’est pas un film, c’est la réalité !«
AsTrièves propose de nombreuses animations dont la Nuit des Etoiles, vous pouvez aussi retrouver l’association tous les ans à la Fête de l’Alpage de Gresse en Vercors. Rendez-vous dans l’agenda pour connaître la date du prochain atelier !
Quelles sont vos activités et sorties préférées dans le Vercors Trièves ? Voici les 5 pages que vous avez le plus consulté sur notre site internet ! En bonus, des conseils et bons plans des membres de l’équipe de l’Office de Tourisme.
C’est LA page la plus vue de notre site internet, toutes saisons confondues !
En été, la randonnée des passerelles himalayennes du lac de Monteynard est très fréquentée. Une balade qui peut se faire de plusieurs manières (en prenant le bateau, en aller retour, en allant voir une seule passerelle, pour prendre l’air et profiter de l’ombre dans les sous-bois…).
Le petit conseil de Clara :
« Evitez si possible les week-ends en période de forte affluence (juillet-août) pour pouvoir mieux profiter de la randonnée et des paysages ! Pour vous loger, si tout est complet autour du lac vous pouvez aussi regarder du côté de Gresse-en-Vercors (qui n’est qu’à 35 minutes en voiture) »
Le Mont Aiguille est vraiment une montagne à plusieurs facettes ! Afin de découvrir tous les visages de ce géant du Vercors, nous vous proposons des randonnées un peu plus confidentielles autour du Mont Inaccessible.
Le petit conseil d’Olivier : chacune de ces randos est unique ! Pensez à bien vérifier la météo, notamment au printemps, avant de vous lancer dans le Tour du Mont Aiguille. Et si vous partez avec votre chien, n’oubliez pas de consulter la carte de la réserve naturelle : nos amis ne sont pas autorisés sur certains sentiers.
C’est tout nouveau, et parfait pour des vacances en famille !
Vous avez tout de suite craqué pour les Jeux du Trièves proposés par l’Office de tourisme, et c’est bien normal ! Il y en a pour tous les goûts, et dans des paysages très différents qui sauront vous surprendre !
Préférerez-vous la chasse au dragon, la magie des lutins, ou une plongée dans l’histoire ?
Pssst : envoyez-nous vos photos, on les publie dans nos stories insta (@trieves.vercors) !
Le mot de Françoise : « Mes petites-filles ont adoré partir à la recherche des visages du dragon dans les ruelles animées de Mens ! C’est vraiment un bon moment à passer en famille »
Gresse-en-Vercors est une station 4 saisons, et vous l’avez bien compris ! Vous êtes nombreux à venir en été profiter de l’air de la montagne, sous l’œil des falaises du Balcon Est du Vercors !
Au programme… Il y a une multitude de choses à faire ! Randos, évidemment, mais aussi activités nature avec (ou sans) les enfants !
Le mot d’Isabelle : « Mes enfants sont fans de l’Odyssée verte… Surtout en août, quand le chemin est bordé de framboises sauvages… Mais chut, c’est un spot secret ! Moi, je préfère suivre le sentier des fleurs et admirer les couleurs de l’automne dans les sous-bois ».
La cinquième activité estivale la plus plébiscitée sur notre site internet, c’est le vélo !
Le Trièves a tout ce qu’il faut pour ravir les cyclotouristes, du côté du Vercors comme du Dévoluy. La carte des itinéraires est mise à jour chaque année et vous pourrez y découvrir des circuits de tous niveau, à pratiquer en vélo de route ou en vélo électrique !
Bon plan : Les prestataires labellisés accueil vélo présents sur la carte vous proposent un accueil aux petits rayons pour vos deux roues préférés.
Le petit mot de Nico : « Et n’oubliez pas les itinéraires VTT ! Pour ceux qui aiment le challenge, il y a de quoi s’amuser, rendez-vous sur la page dédiée ! Personnellement j’emmène régulièrement des ados sur les pistes balisées, et ils se régalent »
En questionnant l’origine des mots, on apprend que Pas signifie Passage : et si cette boucle de randonnée était un passage vers une vallée du Vercors, mais aussi vers une pratique zéro carbone ? Un peu de patience, un brin d’endurance, beaucoup de silence, et la plus belle des récompenses : une vue panoramique sur le balcon est du Vercors, qui domine le Trièves ! Là, un rapace virevoltant. Ici, une falaise impressionnante. Partout, la splendeur d’une nature que l’on contribue tous à préserver.
Le niveau difficile de cette randonnée n’effraiera guère les plus téméraires d’entre nous ! Check-up avant de partir : échauffement des articulations et rappel des gestes écoresponsables inclus, nous voilà parés, motivés et sensibilisés !
On prend une grande inspiration et on démarre notre ascension. Plus on avance, plus on se plaît à faire l’éloge de la lenteur : on prend le temps de respirer, d’appréhender la montée suivante mais surtout, on n’hésite pas à s’arrêter pour observer le spectacle du monde sauvage. Pourquoi on ne s’en lasse pas ? Les falaises vertigineuses et barres rocheuses apportent relief et perspective à chaque point de vue.
Arrivés au point culminant, le Balcon Est du Vercors se dévoile avec en ligne de mire le Mont-Aiguille et le Grand-Veymont. On n’oublie pas nos chers voisins, les marmottes et bouquetins, vivant tranquillement dans leur habitat naturel.
Et si on se remémorait ces merveilleux souvenirs sur l’oreiller ? Sur le retour, halte nocturne au refuge de la Soldanelle, où Anouck et Thibault mettent les petits plats dans les grands pour nous offrir des moments hors du temps. Au réveil, on apprécie la terrasse panoramique, qui nous en met plein la vue, littéralement. Des crêtes du Vercors au Mont Blanc en passant par le Dévoluy, les Ecrins, Belledonne, les Grandes Rousses ou la Chartreuse, on passe d’un massif à l’autre en deux temps – quelques – mouvements.
De la montagne à la forêt, il n’y a qu’un pas ! Sur le chemin descendant du retour, sapins et feuillus se partagent le paysage sur plusieurs kilomètres de forêts, aussi ressourçante qu’apaisante. Au loin, on entend quelques clapotis. On s’approche petit à petit, avec la surprise de découvrir une petite source, si utile au fonctionnement de cet écosystème si précieux. Et si on en profitait pour faire une pause dans ce jardin zen grandeur nature ?
Point de départ : Col de l’Arzelier sur la commune de Château Bernard
Distance : 13,7 km
Temps : 6h
Dénivelé : +797 m
Difficulté : Très difficile
Envie de nature, d’évasion et de grands espaces ? Avec les offices de tourisme du Vercors, nous avons sélectionné pour vous 6 randonnées responsables dans le massif du Vercors. Explorez les paysages somptueux du Vercors, tout en respectant et protégeant notre environnement !
Le Mont Aiguille est à l’honneur sur les grilles du Jardin du Luxembourg ! Un cliché du photographe triévois Jean Pierre Dordain, pour l’exposition Ailleurs en France proposée par le Sénat et organisée par l’agence Onlyfrance.fr. Elle est visible jusqu’en juillet, aux prémices des JO de Paris 2024.
Sur les grilles du Jardin du Luxembourg, s’affichent depuis le mois de mars des coins de France tous plus beaux les uns que les autres.
Tous ont un point commun magique : il vous font voyager « ailleurs » tout en conservant les pieds dans l’Hexagone ! Australie, Djibouti, Oman, Afrique du Sud, Louisiane… Pensiez-vous pouvoir être transportés ainsi à l’autre bout du monde, grâce à la beauté de nos paysages ?
Et le Mont Aiguille, ce « Mont Inaccessible », du Vercors – Trièves, est de la partie ! A quelle région du Monde cette photo du talentueux Jean Pierre Dordain vous fait-elle penser ?
Réponse en légende de la photo !
C’est un tour de France en 80 images que nous propose le Sénat à travers cette exposition photographique, magnifiquement mise en lumière sur les grilles du Jardin du Luxembourg (petit conseil : à aller voir le soir pour profiter des éclairages et éviter les reflets).
« Sacré en 2022 plus beau d’Europe, notre jardin offre à ce remarquable parcours photographique un écrin aussi extraordinaire et surprenant que les paysages qui y sont portés à vos regards et à votre imagination. Ils vous feront tout à la fois voyager en France et rêver au monde. »
Gérard Larcher, Président du Sénat
La Communauté de Communes du Trièves est partenaire de cette exposition et parraine la photo de Jean Pierre Dordain Onlyfrance.fr.
Clin d’oeil : Pour le vernissage, le Mont Aiguille s’est même invité au coeur des salons du Sénat, portant le Vercors Trièves au sommet !
Copyright Sévérine Dabadie Onlyfrance.fr
Jean Pierre Dordain Onlyfrance.fr est photographe nature et paysages, basé en Trieves. Il propose différents services, notamment des stages photo flore et paysages. Vous pouvez voir son travail sur son site internet.
Ailleurs en France, exposition sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris
Du 16 mars au 14 Juillet 2024
Site web de l’exposition, dirigée par Stéphane Frances / Onlyfrance.fr : https://ailleursenfrance.photodeck.com/
Avez-vous déjà tenté d’observer les étoiles, juste en levant la tête ? Si vous vous trouvez en ville, ou simplement dans une agglomération urbaine, il est possible que vous n’y voyiez goutte ! La pollution lumineuse (éclairage public, phares, enseignes de magasin) vous empêchera souvent d’observer plus de quelques étoiles. Férus de voie lactée, amateurs de balade à la belle étoile, venez admirer le ciel nocturne du Trièves ! Le Parc Naturel Régional du Vercors a obtenu en 2023 le label « Réserve internationale de ciel étoilé » ou RICE.
En France, peu d’endroits vous permettront de profiter d’un ciel nocturne sans pollution lumineuse ni sonore !
Le Parc du Vercors est le 5e en France (et la 22e dans le monde) à obtenir ce label, décerné par DarkSky International. Il récompense une qualité de ciel nocturne exceptionnelle. Les acteurs du territoire, dont de nombreuses communes du Trièves, se sont ainsi engagés à réduire la pollution lumineuse et à valoriser l’environnement nocturne, sa biodiversité.
« La Réserve internationale de ciel étoilé (RICE) protège et préserve la nuit à travers l’éducation du public et la mise en place d’un éclairage responsable. À travers ce label, la nuit est alors protégée et reconnue comme exceptionnellement pure. »
Source : Parc Naturel Régional du Vercors
L’association Astrièves permet de découvrir l’astronomie en famille. Elle gère l’observatoire astronomique du Trièves situé à Gresse-en-Vercors et propose régulièrement des activités et animations à destination du grand public.
Que vous souhaitiez découvrir l’astronomie, le ciel nocturne d’hiver ou d’été, faire quelques voeux en sous les étoiles filantes, vous orienter ou savoir reconnaitre les principales constellations, vous trouverez votre bonheur (à condition que la météo soit au rendez-vous !).
L’été, plusieurs communes proposent des événements autour de la nuit des étoiles, vous pourrez les retrouver dans notre agenda.
Grâce aux accompagnateurs en montagne, découvrez la vie nocturne dans la montagne ! Si vous avez l’âme d’un explorateur vous pourrez partir à la rencontre d’une nature et d’une faune préservée le temps d’une sorties en raquettes pour une balade contée, un bivouac avec découverte de l’astronomie, une randonnée nocturne…
Sur les Hauts Plateaux du Vercors, en terrasse dans un refuge, en alpage dans une cabane de berger, les possibilités ne manquent pas pour passer un moment ou une nuit inoubliable !
La réussite de votre randonnée passe par un comportement responsable et respectueux envers la nature, ceux qui y vivent et y travaillent. Pour randonner sans embûche, adoptez ces règles de bonne conduite !
Avant de choisir un itinéraire, je me renseigne sur ses caractéristiques : difficulté, dénivelé, passages délicats, balisage…
J’adapte ma randonnée en fonction de mon niveau et de celui des participants.Je n’hésite pas à contacter l’Office de Tourisme pour être conseillé. Si je pars seul, j’informe un proche de mon itinéraire.
Je consulte la météo (en montagne la météo change rapidement).
Pour randonner en toute sécurité, je sollicite les accompagnateurs en montagne du territoire.
Je m’équipe avec des vêtements et des chaussures adaptés.
J’emporte avec moi : chapeau, lunette de soleil, crème solaire, eau, nourriture, trousse de secours, protection de pluie, vêtements chauds, sac pour ramener mes déchets, lampe de poche ou frontale, couverture de survie, un téléphone chargé, topoguide et carte.
J’étudie l’accès à l’itinéraire et aux zones de stationnement sur le site.
Je me gare sur les zones de stationnement autorisées et je veille à ne pas gêner la circulation des autres véhicules (tracteurs, engins forestiers). Je privilégie le co-voiturage ou les transports en commun.
Je m’informe sur la fréquentation des itinéraires que je sélectionne, surtout en période estivale. En Isère, de nombreuses zones et itinéraires sont sujets à de fortes affluences en période estivale, rapprochez-vous de l’office de tourisme pour découvrir nos sélections d’alternatives.
Je suis conscient qu’en évoluant dans la nature, j’évolue obligatoirement sur une propriété privée ou publique où le passage est autorisé par convention.
Je respecte les cultures, je ne coupe pas à travers les champs de fauche.
Je reste sur les itinéraires balisés (PDIPR) ou les zones dédiées à mon activité.
J’évite les raccourcis pour limiter l’impact sur la flore (piétinement) et l’érosion des sols ainsi que le dérangement de la faune.
Je reste vigilant aux panneaux d’informations et d‘interdiction.
Je referme soigneusement les clôtures et barrières après mon passage.
Je photographie les fleurs plutôt que les cueillir, tout le monde pourra en profiter.
Je reste discret : je ne dérange pas les animaux ou les troupeaux et j’’évite de faire trop de bruits.
J’observe les animaux sans les déranger et je n’essaie pas de les approcher, je leur laisse le temps de s’éloigner tranquillement.
Je ramène mes déchets (même organiques) et je ne fais pas de feux (une trace de feu détruit le sol pour des milliers d’années).
La faune et la flore se renouvellent mais restent fragiles et sensibles à la présence humaine.
Je suis attentif à la règlementation spécifique de la Réserve Naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors afin de protéger cet espace préservé.
Si j’ai un chien je ne l’emmène pas dans la Réserve des Hauts Plateaux car cela est interdit. En dehors de la Réserve, je veille à le tenir en laisse quand je suis dans les alpages et s’il a tendance à courir derrière la faune
Illustrations ©Fanny Lebagousse – Avec l’aimable autorisation du Département de l’Isère
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